
NOUS DEMANDONS AUX CANDIDATS DE S’ENGAGER S’ILS SONT ELUS
DE DONNER AUX HOPITAUX LES MOYENS D’ACCUEILLIR
et de prendre en charge tous les malades, en particuliers les plus démunis, en ouvrant une “PASS” dans chaque hôpital
500 PASS prévues en théorie.
Les derniers chiffres (de 2003) font état de 369 PASS existantes.
Moins de 100 correspondent à l’ensemble des critères requis.
En 1998, la loi de lutte contre les exclusions crée les PASS (Permanences d’Accès aux Soins de Santé), dispositif hospitalier d’accès aux soins gratuits et d’ouverture de droits pour les plus démunis. La loi prévoit d’en créer 500 dans toute la France. Aujourd’hui, on en recense 369, dont une très grande majorité ne répond pas au cahier des charges : accès au plateau technique hospitalier, délivrance sur place des traitements… Très probablement, moins d’une centaine correspondent à ces critères.
PARIS
“La prise en charge médicale des enfants primo-arrivants qui n’ont pas encore accès aux soins pose un problème sur Paris et la région parisienne : dans un très petit nombre de cas, les médicaments seront donnés sur place à la famille ; dans la majorité des cas, la famille ressort avec l’ordonnance et se verra facturer la consultation. Un vendredi, nous adressons un enfant de 1 an à la PASS de l’hôpital Trousseau pour toux et fièvre. Il ressort avec un diagnostic de bronchiolite, une ordonnance d’antipyrétiques et de kiné respiratoire à débuter rapidement. Les parents, serbes, ne sont pas francophones et il n’y avait pas d’interprète à l’hôpital. Ils reviennent le lundi matin à la première heure, très inquiets car le petit est très fébrile et a du mal à respirer. C’est le médecin MdM qui va expliquer, fournir un thermomètre et du paracétamol et demander une CMU en admission immédiate pour pouvoir trouver un kiné le jour même.
Il est fréquent de voir des familles consulter pour un problème simple plusieurs médecins (dans plusieurs hôpitaux) et atterrir finalement dans le bureau de l’assistante sociale ou du médecin MdM avec 3 ou 4 ordonnances différentes (parfois délivrées dans la même journée…) mais sans que l’enfant ait reçu un quelconque traitement.”
ENGAGEMENT :
Donner aux hôpitaux les moyens d’accueillir et de prendre en charge tous les malades en particulier les plus démunis en ouvrant une permanence d’accès aux soins de santé dans chaque hôpital.