NOUS DEMANDONS AUX CANDIDATS DE S’ENGAGER S’ILS SONT ELUS,
A LANCER UNE CAMPAGNE NATIOANLE DE DEPISTAGE DES ENFANTS INTOXIQUES AU PLOMB
et à prendre en compte des mesures de protection immédiates pour les enfants atteints de saturnisme.

3 enfants sur 10 vivant dans des logements en état d’insalubrité repérés par MdM sont imprégnés ou intoxiqués par le plomb.
85 000 enfants de moins de 6 ans potentiellement atteints de saturnisme.

Les logements indignes et insalubres sont sources de maladies dont la plus insupportable est le saturnisme infantile (maladie grave due à l’absorption par les enfants du plomb contenu dans la peinture des logements vétustes). En 1998, la loi de lutte contre les exclusions instaure des mesures d’urgence contre le saturnisme infantile, visant à protéger dans un délai inférieur à 1 mois, les enfants intoxiqués ou à risque. En 2004, la lutte contre le saturnisme infantile est renforcée par la loi de santé publique. En 2007, l’immense majorité des enfants ne sont pas repérés et, lorsqu’ils le sont, la suppression des sources d’intoxication prend généralement des années dans les rares cas où le repérage est suivi de mesures de protection. Il est nécessaire de généraliser le dépistage ciblé et gratuit de l’intoxication au plomb des enfants vivant dans un habitat indigne : aujourd’hui le dépistage est réalisé de façon aléatoire et dépend de la bonne volonté des acteurs locaux.

CLICHY

“Les cafards, ça va mieux, parce que j’ai mis du poison. D’habitude, il y en a dans le frigidaire, l’armoire, partout sur les lits. Un jour ma fille a sorti son cahier à l’école, et il y avait un cafard dedans. Les enfants de sa classe ont crié, et elle a dit «c’est mon cafard!». Je place aussi des pièges à souris. Mais elles viennent dans le four et sur les plaques. L’autre nuit, une souris est montée sur le front de mon fils pendant son sommeil. Cet été, j’ai douché les enfants avec un seau dans les toilettes du palier, parce que les canalisations de notre salle de bain étaient bouchées. Ensuite, l’eau a été coupée parce que notre propriétaire n’a pas payé, alors que nous, nous lui versons un loyer tous les mois. Mes enfants jouent dans le couloir où il y a beaucoup de poussière. Ce sont les services sociaux de la mairie qui ont détecté des risques de saturnisme. L’assistante sociale est venue deux fois et le service d’hygiène trois fois. Ils m’ont dit de vérifier le sang des enfants, de faire des analyses. Mes enfants sont malades. Mon fils marche mal, il fatigue très vite. S’il marche trop, il tombe. Ma fille, elle, parle tout le temps. Elle bouge sans arrêt et dit n’importe quoi. La nuit, elle tousse. L’été dernier, j’aurais voulu mettre les enfants au centre de loisirs pour éviter qu’ils ne soient trop à la maison et qu’ils respirent l’humidité. Mais le centre a refusé parce que je ne travaille pas. Je leur ai pourtant expliqué que je vivais dans un logement insalubre où il y a du plomb.”

ENGAGEMENT :

Pour lutter efficacement contre le saturnisme infantile, lancer une campagne nationale de dépistage et de protection immédiate des enfants intoxiqués au plomb.

Engagement 3 : Soutenez-vous cet engagement ?

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