La psychiatrie, ça se passe à l’hôpital, et tant pis si les malades vivent dans la rue
NOUS DEMANDONS AUX CANDIDATS DE S’ENGAGER S’ILS SONT ELUS,
DE DEVELOPPER DES UNITES MOBILES DE PSYCHATRIE ET DE DONNER LES MOYENS A LA PSYCHIATRIE PUBLIQUE
de prendre en charge les besoins en santé mentale des patients en situation de précarité.

11% des consultations dans les centres de MdM ont abouti à un diagnostic d’affection psychiatrique. On estime à au moins 25% le nombre de personnes vivant dans la rue souffrant de pathologies psychiatriques.

Médecins du Monde
, comme d’autres associations, est confronté à un phénomène préoccupant : l’importance du nombre de personnes souffrant de pathologies psychiatriques graves dans la rue, sans soin, sans logement, qui mettent en difficulté les associations et équipes de première ligne qui les rencontrent. Les Centres d’Accueil, de Soins et d’Orientation (CASO) de MdM reçoivent de grands psychotiques, des patients à pathologie mixte (mentale et addictive), sans suivi médical, totalement déstabilisés, parfois en crise aigüe, sans pouvoir leur offrir plus qu’une réponse ponctuelle, et quasiment sans possibilité d’être entendus et soutenus par le Secteur. Les soignants en santé mentale, déjà débordés par leur activité habituelle, sont désarmés et les réponses sont inexistantes ou inadaptées, l’accueil dans des structures doit respecter un cadre et des règles impossibles à suivre pour ces personnes trop marginalisées. Les structures extrahospitalières (Consultations Médico-Psychologiques, Hôpitaux de Jour, Centre d’Accueil Thérapeutiques à temps partiel) répondent donc peu ou mal aux besoins de malades en grande précarité : délais d’attente très longs pour tout rendez-vous, turnover très lent, soins exigeant un hébergement stable, activités occupationnelles inadaptées.

dans les centres de MdM ont abouti à un diagnostic d’affection psychiatrique. On estime à au moins le nombre de personnes vivant dans la rue souffrant de pathologies psychiatriques., comme d’autres associations, est confronté à un phénomène préoccupant : l’importance du nombre de personnes souffrant de , sans soin, sans logement, qui mettent en difficulté les associations et équipes de première ligne qui les rencontrent. Les Centres d’Accueil, de Soins et d’Orientation (CASO) de MdM reçoivent de grands psychotiques, des patients à pathologie mixte (mentale et addictive), sans suivi médical, totalement déstabilisés, parfois en crise aigüe, sans pouvoir leur offrir plus qu’une réponse ponctuelle, et quasiment sans possibilité d’être entendus et soutenus par le Secteur. Les soignants en santé mentale, déjà débordés par leur activité habituelle, sont désarmés et les réponses sont inexistantes ou inadaptées, l’accueil dans des structures doit respecter un cadre et des règles impossibles à suivre pour ces personnes trop marginalisées. Les structures extrahospitalières (Consultations Médico-Psychologiques, Hôpitaux de Jour, Centre d’Accueil Thérapeutiques à temps partiel) répondent donc peu ou mal aux besoins de malades en grande précarité : délais d’attente très longs pour tout rendez-vous, turnover très lent, soins exigeant un hébergement stable, activités occupationnelles inadaptées. LES REPONSES

  • Travailler en réseau avec les structures spécialisées pour en faciliter l’accès aux patients privés de soins.
  • Travailler avec les centres d’hébergements à des lieux de vie acceptables et protecteurs pour malades mentaux marginalisés, garants de la continuité des prises en charge et de la stabilisation des pathologies.
  • Créer des structures innovantes de soins en santé mentale adaptées aux malades mentaux vivant dans la rue : équipes mobiles psychiatriques pluridisciplinaires incluant des professionnels issus de la rue et consultations d’urgence dans les lieux d’accueil non spécifiques.

MARSEILLE

“Le psychiatre de l’équipe de MdM s’est déplacé aux urgences pour effectuer une hospitalisation à la demande d’un tiers pour Monsieur S., allemand de 24 ans. La psychiatre travaillant aux urgences psychiatriques laisse ressortir ce patient atteint de schizophrénie, délirant, suicidaire, en prétextant qu’elle avait besoin de lits pour le week-end. L’autre argument était que ce jeune homme devait retourner dans son pays d’origine pour y être soigné. Ceci illustre un refus de soin caractérisé d’un patient sans-abri souffrant de graves troubles psychiatriques.”

ENGAGEMENT :

Répondre aux besoins en santé mentale des personnes sans-abri en développant des unités mobiles de psychiatrie et en donnant les moyens à la psychiatrie publique de les accueillir et de les soigner.

Engagement 4 : Soutenez-vous cet engagement ?

4 Commentaires
  1. blois a dit () :

    bien évidement d’accord puisqu’animateur del’équipe mobile de psychiatrie auprès des personnes en précarité au sein de l’hôpital de Niort; Tout ce qui est lien se doit d’être fait , ne pas le faire en tant que médecin est indigne.
    amicalement

  2. Idaho a dit () :

    je suis on ne peut plus d’accord avec le constat émis, et les pistes de réponses sont de bonnes bases de travail, bien qu’assez peu défini. Mais il nous revient de penser ces structures innovantes selon la situation rencontrée. Quelle frilosité de la part de certains membres du secteur psychiatrique,et que d’égo!!

  3. hamerlein a dit () :

    bonsoir,j’ai decider de vous contacter afin que vous m’aidiez a resoudre ma maladie psychlogique. voila moi je souffre depuis 3 ans des idees obssessionnelles qui me disent que je vai devenir folle ca me fait terriblement peur,je suis stressee, angoissee, insomnie,manque d’appetit. s’il vous plait repndz moi ne fiates pas comme la majorite a ceux qui j’ai demander de l’aide et m’ont pas repondu.merci.

  4. berthelot a dit () :

    Je suis plus que d accord avec cet engagement en effet que fait-on de ces personnes qui ont été désignées si aimablement par notre gouvernement “d’indésirables”?
    Redonnons une place à l’humain dans cette société de forts et de battants;

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