Une étape supplémentaire a été franchie en 2010/2011 dans le rejet des plus vulnérables hors du système solidaire d’accès aux soins. à la crise économique qui se traduit par une recrudescence de la pauvreté s’ajoute une réponse publique plus sécuritaire que sociale.
Le 30 juillet 2010, le Président de la République dans son discours de Grenoble pointait du doigt la communauté rom et annonçait la multiplication des expulsions.
Un an après, Médecins du Monde déplore les conséquences sanitaires catastrophiques des expulsions à répétition, publie une enquête inédite sur la couverture vaccinale des populations roms et dénonce une mise en danger volontaire de personnes en grande précarité
La santé n’a pas de prix mais elle a un coût. Et un coût de plus en plus difficile à surmonter pour les plus vulnérables que ce soit dans les pays dits riches, ou dans les pays les moins développés. Pour des millions d’individus à travers le monde, l’obligation de payer pour accéder aux soins représente une barrière financière infranchissable et une des principales causes d’appauvrissement.
Le 17 novembre 2010, le ministère de la Santé a publié au Journal Officiel un arrêté fixant les nouvelles conditions de réalisation des tests de dépistage rapide de l’infection à VIH. Cet arrêté élargit non seulement les conditions de recours au TDR du VIH mais aussi la qualité des personnes habilitées à réaliser ces tests. Cependant, les attaques faites à l'AME (Aide Médicale État) risquent d'accentuer les difficultés d'accès aux soins et au traitement.
C'est avant tout quatre portraits de personnes démunies qui bénéficient de l'action de Médecins du Monde en France.

