En France, près de 60% des usagers de drogues sont touchés par l'hépatite C. MdM dénonce le manque d’ambition du Plan hépatites et demande de vraies mesures pour endiguer l’épidémie chez les usagers de drogues, dont l’Education aux risques liés à l’injection (ERLI).
L’hépatite C touche 180 millions de personnes dans le monde, 221 000 en France. La consommation de drogues est le principal mode de contamination. A chaque injection, les usagers, et en particulier les plus marginalisés, encourent un très fort risque de contamination.
Présenté en février 2009, le Plan hépatites du ministère de la Santé est loin de prendre la mesure de l’épidémie, alors même que les associations formulent depuis 2 ans des propositions concrètes dont l’éducation aux risques liés à l’injection (ERLI). L’expérience montre l’intérêt d’une éducation individuelle théorique et pratique, en milieu urbain.
|
Epidémie d’hépatite C chez les usagers de drogues : oser prendre de vraies mesures
-
format pdf
467,18 kB |
| 1. L'hépatite C, une épidémie hors de contrôle 2. Une réponse politique inadaptée face à l'urgence de l'épidémie de l'hépatite C 3. Promouvoir des actions innovantes pour lutter contre l'épidémie d'hépatite C |
En raison de la législation et de l’encadrement important lors des teknivals légaux, une stagnation du nombre de participants a été constatée. Une population de plus en plus jeune continue d’être attirée par la scène techno. On note une polyconsommation croissante et l’apparition de nouveaux produits. Le testing ou RPP est toujours interdit, ce qui limite la prévention. Suite à la reconnaissance des programmes d’échanges de seringue comme un type d’établissement médico-social (CAARUD), Médecins du Monde a transféré ses missions à des associations indépendantes. Un Collectif RDR regroupe MdM avec ces associations soeurs.

