La manière dont nos sociétés européennes abordent la question de la migration en ce début de XXIe siècle restera probablement, au regard de l'histoire, une tragédie.
Le mardi 12 janvier dernier, un violent séisme frappait de plein fouet Haïti, un pays et une société déjà minés par la violence et la misère. Face à ce désastre, le gouvernement français prenait des mesures exceptionnelles d’urgence pour les haïtiens en situation irrégulière en France. Les expulsions de ces clandestins seraient reportées, l’évidence morale d’une telle mesure prenant le pas sur la stricte application de la loi.
La reconstruction d'Haïti passe par réduction de la pauvreté et doit se faire avec l'Etat et la société civile.
La situation économique, sociale et politique d’Haïti n’avait pas besoin de ce coup du sort que lui a réservé ce séisme. Cette catastrophe rappelle par certains aspects celle de décembre 2004 et le tsunami qui, alors, avait frappé l’Asie.
Cela fait déjà plusieurs années que la France n’est plus la patrie des Droits de l’homme, mais aujourd’hui marque une vraie rupture avec le passé. La situation difficile de ces afghans en France a été mise en lumière ces dernières semaines avec la destruction de la Jungle de Calais, nom qui porte en lui les germes d’inhumanité que l’on souhaite attribuer à toutes ces personnes et qui justifie, a priori comme a posteriori, les décisions dégradantes ...
Tribune parue dans le Monde du 16.10.2009 - (...) "Pour qui connaît l'Afghanistan aujourd'hui, c'est une telle évidence que les propos qui accompagnent l'annonce des renvois sont indécents. En Afghanistan, la peur est omniprésente, quasi palpable (...)
Au mois de décembre 2009 se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat... SIGNER l'APPEL : http://www.copenhague-2009.com
Par le Dr Françoise Sivignon - Responsable mission Birmanie Médecins du Monde France
L’humanitaire moderne est né au Biafra, voilà presque quarante ans. Depuis lors, il ne cesse de s’interroger sur sa légitimité. Lors de ce conflit, pour la première fois peut être, on assiste à une médiatisation orchestrée à partir du témoignage de quelques médecins revenus du terrain où ils étaient partis « sauver les Biafrais du “génocide” ».
L'actualité brûlante du Soudan nous incite plutôt à regarder aujourd'hui vers les frontières tchadienne, libyenne ou centrafricaine. Et pourtant, il faut considérer que ce pays est également tourné vers l'Érythrée, l'Éthiopie, et qu'il possède une façade maritime sur la mer Rouge. Cela n'en fait pas pour autant, d'un point de vue strictement géographique, un pays de la Corne de l'Afrique. On peut se demander néanmoins si certaines de ses problématiques ne conduisent pas à l'intégrer, par capillarité, à cette région. C'est en tout cas une approche extensive que l'International Crisis Group (1) semble valider et que nous sommes tentés de faire nôtre à la lumière du conflit oublié des Beja, dans l'est du Soudan.