Après 21 jours d’offensive et malgré de nombreuses tentatives, les équipes de Médecins du Monde n’ont toujours pas accès à la population de la bande de Gaza, prise au piège des combats et nécessitant des secours indispensables.
Malgré les autorisations de principe accordées par les autorités israéliennes, l’unique point de passage proposé à nos équipes, celui d’Erez, est impraticable en raison des combats. La trêve de trois heures par jour, annoncée le 6 janvier par Israël, n’est en réalité pas respectée.
« Même si les autorisations sont délivrées par les autorités israéliennes, aucune condition de sécurité n’est aujourd’hui réunie pour que nous puissions entrer et travailler de façon professionnelle, sans exposer plus nos équipes locales présentes à Gaza et déjà en grave danger » déplore Marc Van der Mullen, coordinateur de la mission d’urgence de MdM. « Et malgré la dangerosité de l’accès par Erez, nous n’avons pas pu, jusqu’à aujourd’hui, négocier d’accès via d’autres points de passage contrôlés par Israël et moins exposés aux combats».
L’unique alternative est donc de passer par le terminal de Rafah, à la frontière avec l’Egypte dont l’accès est très réduit pour les ressources humaines internationales. Mais l’entrée des humanitaires par Rafah n’est pas jusqu’à aujourd’hui coordonnée avec les autorités, exposant les équipes aux tirs et aux bombardements et ne garantissant pas les conditions permettant l’accès et la circulation dans la bande de Gaza.
Médecins du Monde demande un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel de toutes les parties prenantes au conflit, ainsi que les garanties de sécurité nécessaires pour permettre un réel accès des équipes humanitaires à la bande de Gaza.
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