La population Dani de l’ouest adhère encore de très près aux croyances traditionnelles, et celles-ci influencent grandement la santé des habitants.
Les hommes pensent qu’ils peuvent tomber malades si leur sperme touche le sol, et refusent donc d’utiliser des préservatifs car ceux-ci doivent ensuite être jetés. Les femmes enceintes ne peuvent avoir de rapports sexuels pendant leur grossesse par peur que le sperme n’ait un effet néfaste sur le bébé et/ou la lactation. Les maux de tête sont généralement soignés en se coupant la peau du front avec des lames ou des bambous pour que le ‘mauvais sang’ puisse être éliminé.
Des solutions devraient être proposées, la population devrait pouvoir être assistée afin de faire les bons choix pour sa santé, sans devoir abandonner complètement son système de croyances.
Les chefs traditionnels et les professionnels communautaires de la santé dans les villages ont été formés à la santé par des missionnaires il y a une trentaine d'années, et travaillent toujours avec ces documents et ces pratiques obsolètes. Les premières missions des autorités sanitaires sont de remettre à jour la formation des professionnels communautaires de la santé et de superviser leur travail sur le terrain. Un manque de ressources financières les empêche cependant de remplir ces missions, et elles ne sont nullement soutenues par le système national. Le ministère de la Santé met l’accent sur un accès soutenu aux installations sanitaires, mais ceci est inadapté au contexte des Papous des plateaux, qui doivent marcher pendant deux journées avant d’atteindre le centre de santé le plus proche.
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Les croyances et pratiques traditionnelles papoues ne sont pas reconnues par les autorités indonésiennes. Des ONG, telles que Médecins du Monde, œuvrent à l’adaptation de ces modèles de vie autochtones aux protocoles sanitaires nationaux.
| MANQUE DE RESSOURCES, DE FORMATIONS ET DE MATÉRIEL ADAPTÉS AU CONTEXTE : Magdalena, 19 ans, une jeune Dani membre du Club des étudiants soutenu par Médecins du Monde. « Je suis consciente qu’un accès limité aux informations et qu’un faible niveau d’éducation des habitants de mon district les rend réticents à accepter de nouveaux concepts qui pourraient modifier notre culture. Un exemple en est l’information sur le VIH/Sida. Un manque de connaissances sur la maladie stigmatise les personnes qui en sont atteintes, alors que la discrimination devrait faire place à l’amour et à l’attention dont elles ont autant besoin que toute autre personne. Les personnes qui ont le Sida sont souvent également victimes de leur propre famille qui les empêchent de vivre une vie normale. J’ai maintenant de meilleures connaissances sur le VIH/Sida grâce aux activités proposées par MdM, qui n’ignorent pas ma culture papoue mais s’en servent pour faire passer un message. Mes amies et moi pensions que l’on pouvait attraper le Sida simplement en serrant la main ou en touchant quelqu’un qui a le Sida. J’en sais davantage maintenant, et je peux partager ces informations avec d’autres, et particulièrement avec des amies à l’école - comme par exemple le fait que l’on ne peut pas attraper le Sida en touchant quelqu’un, en s’asseyant avec une personne qui a le Sida, ou en partageant un repas avec elle. » |
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août 2010